lundi 13 août 2012


J+1 : Rendez vous en Terre Inconnue

 

 
 Enfin l’avion ! Il a eu un peu de retard mais si ce n’était pas le cas ce ne serait pas assez low-cost alors le temps d’embarquer et de décoller il est presque minuit déjà. Ça va juste 1h de retard !
Vol tranquille si ce n’est qu’à mesure qu’on remonte vers le nord, le ciel change, comme s’il y avait le feu sur tout l’horizon. Au fur et à mesure le ciel devient bleu, puis violet, puis rouge, puis rose, puis orange et finalement presque « normal ». « Normal » parce que bien que la ligne d’horizon change de couleur, l’ensemble du ciel reste bien bleu nuit lui. A part la Lune qui a enfilé sa belle robe rouge d’été, c’est surprenant quand on est habitué à la voir avec sa jolie robe blanche habituelle mais ça ne dure pas car déjà il est temps d’amorcer l’atterrissage et de survoler la lande islandaise. Il est 00h30 à tout casser, il n’est « que » 00h30 j’ai envie de dire car en fait il fait jour, une sorte de pénombre de fin de journée mais il fait néanmoins jour et on peut aisément lire dehors. Et ça dure comme ça toute la nuit avec une «pause entre 2h et 4h avant que le soleil ne reprenne sa place.

Welcome in Iceland ! Ou Vilkomen comme ils disent ici.

Le temps d’arriver en ville avec le Flybus (www.re.is) pour 2000 krk (13€), de changer de bus à la gare routière pour arriver à l’auberge (parce que pour chaque vol ils organisent des navettes pour déposer des gens à leur hôtel, 500krk quand même, pas gratos !) et au dodo !
Ça fait maintenant 2h que je suis en Islande et je vais pouvoir dormir dans une de ces auberge qui loue un lit sans drap pour que ce soit moins cher (quand même20€ minimum). Mieux vaut avoir son sac de couchage… encore qu’avec des radiateurs allumés à fond on s’en passe bien, la seule chose qu’on veut vraiment c’est une douche bien froide ! Ils ne payent pas le chauffage là-bas, ou si peu, grâce à l’énergie géothermique alors mettre le chauffage les fenêtres ouvertes ça ne dérange personne.
Après une courte nuit de sommeil, il est temps de partir à la découverte de la ville. Par change l’auberge est juste en bord de mer sur la partie sud de Reykjavík donc je peux faire le tour de la ville en longeant la côte. Le coin est assez mignon, c’est reposant, on sent que la ville est aménagé de pleins d’infrastructures de promenades et de loisirs. C’est plutôt bon signe de débuter une journée sur ce genre de nouvelles et de paysages.

Un des nombreux chemins de randonnées qui sillonnent la ville et les cotes de Reykjavík.

La promenade est longue mais sympa, c’est verdoyant et en continuant sur ce chemin on arrive pile sur 3 choses :

Un des nombreux avions qu'on peut voir en ville en permanence
-          L’aéroport de Reykjavík, un aéroport domestique.
-          La plage géothermique de Nauthólsvík dans une petite hanse. Tout y est alors qu’on n’est pas en Espagne ! Sable, soleil, eau, jeux pour enfants, douches, cabine, demoiselles en maillot de bain… Y a même un jacuzzi géant au milieu de la plage !
-          Le Perlan (« la Perle ») qui est le musée Grévin local racontant un peu l’histoire du pays. Le bâtiment a de la gueule, c’est une ancienne usine géothermique qui est place en haut d’une colline qui surplombe la ville. 

C’est de la haut qu’on peut avoir une belle vue sur la ville, ça permet d’avoir un bon aperçu et de se rendre compte que ce n’est pas bien grand. 220 000 habitants pour l’agglo dont 170 000 pour la ville en elle-même. On fait vite le tour mais je me rendrai compte pas la suite qu’il y a tellement de choses à faire et voir que ce n’est pas si mal que ce soit petit !

La cathédrale de Reykjavík depuis la terrasse panoramique du Perlan
Vue sur Reykjavík depuis la terrasse panoramique du Perlan
Le fameux Perlan en question
Le Perlan fait parti des choses à faire en ville, le musée est petit mais bien fait, et le guide audio permet d’avoir un bon cours sur l’histoire d’Islande depuis les origines en 870 jusqu’au 17eme siècle. 1100 krk (7€) pour ça, c’est assez rentable car après ça sert bien en ville pour comprendre les panneaux d’info touristiques ou le pourquoi du comment de tel musée ou telle référence. Débuter sa visite par le Perlan ce n’est pas une mauvaise idée pour mieux s’immerger ensuite. Et en plus y a une sacrée terrasse panoramique, avec resto !, qui permet de faire chauffer l’appareil photo… et de voir quelque chose du coin de l’œil… le 1er geyser qu’on voit en arrivant en Islande ! Celui du Perlan, il est certes reconstitué et aménagé pour cracher toutes les 5mn mais ça reste de l’eau et de la vapeur donc un geyser et donc impressionnant. On s’en rapproche assez vite ! Le Strokur n’attend que nous ! C’est son nom^^

Attention ça va partir !

Ah bah voila c'est fait ! Le Strokur du Perlan est dans les airs.
Tout en étant en plein cœur de la capitale, on a pas l’impression d’être en ville, le Perlan est sur une colline mais une colline qui est en fait une forêt. Ce qui est assez rare en Islande vu que les Vikings ont déboisé quasiment tout le pays en l’espace de 100 à 200 ans en colonisant l’ile. Et ce qui est également assez rare du fait que le centre-ville se trouve à 20mn à pied. C’est un peu comme si on avait le Bois de Vincennes au Louvre par rapport aux Halles mais c’est quand même vachement grisant de sortir de forêt et d’être en ville et de pouvoir faire du shopping ou prendre un verre en terrasse. Ce qui est plutôt sympa sur ce genre de place ! Nickel pour bronzer ces transats n’empêche ^^ Accessoirement c’était le spot de diffusion des épreuves sportives comme les JO donc un lieu très très fréquenté.


La ville en soit n’a rien d’extraordinaire, c’est une petite ville de 170 000 habitants donc le tour est rapide. Quelques axes commerçants qui traversent la ville où l’on trouve de tout sans avoir à chercher tant la grande surface se fait rare dans le pays, il n’y en a que 2 dans la banlieue de Reykjavik donc la moindre course peut se faire dans une petite boutique sans que ce ne soit la ruine.
On y trouve aussi un bel opéra tout neuf, les traditionnels bâtiments gouvernementaux, une cathédrale bizarre et bien sur un port sans lequel le pays ne pourrait pas vivre. Les musées y sont très nombreux par contre ! L’Islandais voue un culte au passé et à l’histoire alors la moindre occasion est bonne pour la célébrer ou l’exposer aux yeux du monde, ce qui se comprend dans un petit pays au climat si rude et le travail des ancêtres est vital aux générations futures. Se fermer au passé c’est ne pas être un vrai Islandais alors on a de nombreux musées nationaux d’art et d’histoire qui permettent de bien comprendre le pays et son art et qu’il faut donc voir ! Je ne suis pas un fan des musées mais un tel pays mérite qu’on s’intéresse à son passé pour s’en imprégner et mieux profiter de ses merveilles présentes. En dehors de ça il y a des musées très particuliers qui plairont peut être comme les musées des pénis du monde animal… chacun son truc.

Quelques photos en vrac de Reykjavik


La baie de Reykjavik avec l'opéra flambant neuf à droite et les building du centre.


Une rue typique du centre ville, ambiance petite ville de Province


 Reykjavik c’est pas une ville lumière comme Paris ou Londres mais c’est une ville cool où la vie est agréable avec une vie culturelle et festive qui n’a rien à envier à d’autres grandes villes !

Reykjavik j’aime ! Pour ça notamment...

Vue depuis la promenade qui longe la baie de Reykjavík. Y a plus déprimant comme environnement urbain

mercredi 8 août 2012

J-0 ! C'est l'heure !


Évidemment le départ avait lieu le 26 juillet et nous sommes le 07 aout mais je me voyais mal faire ça réellement au jour le jour en direct !Trop compliqué, trop casse tête aussi et j'avais raison d'opter pour le direct différé de 12 jours^^ Sur place je me suis vite rendu compte du combat que c'était pour trouver une prise ne serait-ce que pour recharger téléphone et appareil photo de secours. Heureusement que j'avais un chargeur solaire sinon il me fallait apprendre à dresser des pigeons et le langage des signaux de fumée pour communiquer. Encore qu'avec toutes les sources chaudes et la fumée qui s'en dégage il y aurait eu de la friture sur la ligne...

Donc nous voila, le 26 juillet, en route pour Orly et là je me dis qu'avoir Roissy à 25km et devoir aller à Orly à 80km de là en devant prendre le train jusqu'à Paris puis le RER, bondé forcément, et enfin prendre l'Orlyval, surtaxé à 7€ pour 5km évidemment. Rien que de devoir prendre le RER dans Paris avec un sac de rando et une tente c'est une aventure qui nous fait zigzaguer entre les gens dans les couloirs, louvoyer entre les "statues" qui attendent sur les quais et enfin qui teste notre résistance physique et psychologique à coups de promiscuité et d'agressions olfactives.

Horde de Parisiens dans le métro
Mais une fois cette épreuve terminée et le porte monnaie bien allégé, j'arrive enfin sur Orly et je suis content de pouvoir respirer un peu, d'autant plus qu'en décollant à 22h50 ça me permet d'avoir un aérogare presque vide ! A part les 150 personnes qui font la queue avec moi bien sur...
Sauf que ! Problème au guichet, la nana estime que mon sac n'est pas correct avec le sac de couchage accroché dessus (Ce qui ne sera pas un problème au retour pourtant). Ca commence bien... mais elle me conseille d'aller au stand d'Air Maroc avant qu'ils ne ferment pour leur demander un sac poubelle histoire d'y glisser toutes mes affaires dedans. Ce que je fais donc fissa avec la bonne surprise de tomber sur des gens très agréables et serviables contrairement à ma guichetière initiale car du coup il faut que je refasse la queue pour cette connerie ! C'est donc avec un vague air de clochard que je peux donc finaliser l'embarquement de mon bagage. Ne reste plus que le miens maintenant, ça fait du bien de voyager léger^^

Et me voila maintenant dans la salle d'embarquement avec mon sac cabine qui n'est autre que ma tente dans laquelle j'ai glisse mon sac à dos histoire de garder les objets précieux avec moi. C'est pas que j'ai pas confiance dans la douceur des bagagistes hein mais bon...
Le fameux rituel bien organisé de nos jours veut que l'on se déchausse, retire la ceinture et vide ses poches. Ok ça c'est fait sauf que le vigile tombe sur mon trousseau de clé dans la boite et il n'a pas l'air d'apprécier que ce soit un mousqueton dans lequel je peux facilement glisser les doigts... Bah quoi :-D C'est qu'un mousqueton, pas un poing américain ! Comme le gars est gentil et que j'ai moi même une tête de gentil blond aux yeux bleus, il fait une grimace et ça passe ! Je glisse donc mon sac dans la machine et passe sous le portique qui ne manque pas de sonner, ce ne serait pas drôle sinon. J'avais oublié le casque MP3 dans ma poche... OUPS ! Mais ce n'est pas le pire... les gars de la sécu regardent mon sac au rayon X en se posant des questions visiblement. Je me dis que c'est peut être l'APN mais non en fait c'est une sardine de la tente que j'avais oublié de mettre en soute. C'est con quand même... donc je les laisse débattre m'attendant à devoir me passer de cette maudite sardine mais la chance tourne à nouveau car les deux petits gars appellent leur copine et commence alors un étrange dialogue à base de "on fait quoi ?", "J'sais pas", pour finir par un "Ouai c'est pas grave laisse passer, si ça te retombe dessus tu diras que c'est moi" de la part de la copine. Sympa la copine ! Ou alors c'est qu'elle se barre du taf et s'en fout ? Mais c'était que le début ! Avec un air de "bon il est 22h, j'ai envie de rentrer moi", elle vient me voir avec mon sac et me demande de l'ouvrir pour lui montrer la sardine et me demander ce que c'est et à quoi ça sert. La question parait très conne mais elle doit la poser bien qu'elle s'en moque royalement. Je réponds donc "Bah c'est pour planter la tente dans le sol !", ça me parait logique en même temps alors je ne pense pas me tromper et la réponse lui convient puisqu'elle me congédie; avec un soupir, par un "C'est bon vous pouvez y aller".

En attendant mon avion j'ai repensé à tout ça et j'en ai conclu que j'avais le cul bordé de nouilles pour qu'à chaque emmerde ça se finisse bien pour moi. C'est bon signe pour la suite mais ça a aussi un petit coté pas très rassurant juste avant de prendre l'avion... ils m'ont laissé monter en cabine avec un objet pointu, la sardine, et un "poing américain", mon mousqueton. Mais si moi je passe avec ça... ça veut dire qu'avec les 150 autres passagers on doit pouvoir ouvrir une armurerie à Reykjavik ou faire un braquage au bureau de change de l'aéroport. On aurait peut être dû tenter...

Et comme je ne vais pas vous mettre une photo d'Orly pour illustrer ce message, je vais mettre un troll pour le coté parisien dans le métro et un elfe pour le coté légende islandaise.

Le plus célèbre elfe d'Islande : Bjork !

samedi 7 juillet 2012


Les 9 astuces de voyages de Paulo Coelho


Texte de Paulo Coelho on July 3, 2012 traduit par mes soins.

Page originelle : http://paulocoelhoblog.com/2012/07/03/travelling-differently/



J'ai réalisé très tôt que, pour moi, voyager est la meilleure façon d'apprendre. J'ai encore une âme de pèlerin, et j'ai pensé que je pourrais utiliser ce blog pour évoquer quelques-unes des leçons que j'ai apprises, dans l'espoir qu'ils pourraient se révéler utiles à d'autres pèlerins comme moi.

1. Évitez les musées
Cela peut sembler être un conseil absurde, mais disons simplement qu’il faut y penser un peu malgré tout : si vous êtes dans une ville étrangère, n'est-il pas beaucoup plus intéressant d'aller à la recherche du présent que du passé ? C'est juste que les gens se sentent obligés d'aller aux musées parce qu'enfants, ils ont appris que ceux qui voyageaient allaient chercher  ce genre de culture. Évidemment les musées sont importants, mais ils demandent du temps et de l'objectivité - que vous devez savoir ce que vous voulez y voir, sinon vous repartirez avec le sentiment d'avoir vu quelques choses de vraiment fondamentales, sauf que vous ne pourrez pas vous rappeler ce que c’était.

2. Trainez dans les bars
Les bars sont les lieux où se révèle la vie de la ville, ce n’est pas dans les musées. Par bars, je ne veux pas parler des boîtes de nuit, mais des endroits où les gens ordinaires vont boire un verre, méditer sur le temps, et sont toujours prêts pour une discussion. Achète un journal et profite du flux et reflux de la population. Si quelqu'un lance une conversation, même stupide, pensez à ceci : vous ne pouvez pas juger de la beauté d'un chemin particulier juste en regardant la porte.

3. Soyez ouvert. 
Le meilleur guide est quelqu'un qui vit sur place, sait tout sur sa ville, en est fière, mais ne travaille pour aucune agence. Sortez dans la rue, choisissez la personne à qui vous voulez parler et lui demander quelque chose (Où est la cathédrale? Où est le bureau de poste?). Si rien ne vient de celui-ci, essayez avec quelqu'un d'autre - je peux vous garantir qu'à la fin de la journée, vous aurez trouvé par vous-même un excellent compagnon.

4. Essayez de voyager seul – ou si vous êtes maries – avec votre épouse. 
Le travail sera plus difficile, personne ne sera là pour prenant soin de vous, mais c’est seulement de cette manière que vous pouvez réellement laissez votre propre pays derrière. Voyager avec un groupe est une manière d'être dans un pays étranger tout en parlant votre langue maternelle, de faire tout ce que le chef du troupeau vous dit de faire, et en faisant plus attention aux potins de groupe qu’à l'endroit que vous visitez.

5. Ne comparez pas.  
Ne comparez rien  - les prix, les normes d'hygiène, la qualité de vie, moyens de transport, rien ! Vous ne voyagez pas dans le but de prouver que vous avez une vie meilleure que d'autres personnes - votre but est de savoir comment les autres vivent, ce qu'ils peuvent vous apprendre, comment ils traitent avec la réalité et l'extraordinaire.

6. Comprendre que tout le monde vous comprend.  
Même si vous ne parlez pas la langue, n'ayez pas peur: j'ai été dans beaucoup d'endroits où je ne pouvais pas communiquer avec les mots du tout, et j'ai toujours trouvé le soutien, l'orientation, des conseils utiles, et même copines. Certaines personnes pensent que s'ils voyagent seuls, ils prendront le départ dans la rue et être perdus à jamais. Assurez-vous que vous avez la carte de l'hôtel dans votre poche et - si le pire arrive au pire - héler un taxi et lui montrer la carte du conducteur.

7. Ne pas acheter trop de chose. 
Dépensez votre argent pour ​​des choses que vous n'aurez pas besoin de transporter: des billets pour un théâtre, des restaurants, des voyages. Aujourd'hui, avec l'économie mondiale et l'Internet, vous pouvez acheter tout ce que vous voulez à partir de chez vous sans avoir à payer d'excédent de bagages.

8. N’essayez pas de voir le monde en 1 mois.  
Il est de loin préférable de rester dans une ville pendant quatre ou cinq jours plutôt que de visiter cinq villes en une semaine. Une ville est comme une femme capricieuse: elle prend le temps de se laisser séduire et de se révéler complètement.

9. Un voyage est une aventure.  
Henry Miller disait qu'il est beaucoup plus important de découvrir une église que personne d'autre n'a jamais vu que d'aller à Rome et se sentir obligé de visiter la Chapelle Sixtine avec deux cent mille autres touristes beuglant dans vos oreilles. Si vous voulez tout de même aller à la chapelle Sixtine, faites le mais errez aussi dans les rues afin d'explorer les ruelles et l'expérience de la liberté de la recherche de quelque chose - tout à fait ce que vous ne savez pas faire - mais qui, si vous le trouvez, sera - vous pouvez être sûr - le changement votre vie.

Welcome to Share with Friends – Free Texts for a Free Internet

vendredi 6 juillet 2012

J-20 : Comment remplir son sac à dos


Priorité parmi les priorités : régler son sac à dos ! Sinon adieu dos et plaisir de la marche.

 

Pour éviter de se fatiguer trop vite et prendre soin de son dos, il faut alléger au maximum le sac. Déjà qu’il est assez massif en lui-même, inutile d’avoir l’impression de promener sa maison sur le dos. Sauf si on est fan des Tortues Ninja ou des escargots de Bourgogne. C’est concept mais suicidaire à ce qu’en dise les millions de randonneurs, s’ils le disent, ils doivent surement avoir raison !
Le but recherché est de porter environ 80% du poids de votre sac à dos sur votre bassin pour que ce soit lui qui supporte les efforts et éviter d’avoir les épaules lourdes.
Pour bien ajuster son sac, desserrez d’abord toutes les sangles et bretelles. Ensuite enfilez le  sac et procédez au réglage comme le monde ce site de randonné :
http://www.grande-randonnee.fr/Randonnee-Atelier-RemplirEtReglerSonSacADos.html
  • 1/ Mettre la ceinture "ou la ventrale" sur le haut des hanches.
  • 2/ Tendre les bretelles, sans les serrer à fond. Un serrage trop accentué fait remonter le sac et déleste trop le bas du dos.
  • 3/ Ajuster les rappels de charge pour éviter le ballant. Ces sangles ramènent le sac près du dos pour une meilleure stabilité.
  • 4/ Fermer la sangle pectorale si votre sac en est doté. Elle permet d'éviter que les bretelles chassent vers l'extérieur des épaules, surtout à cause de la fatigue.
  • 5/ Les repose-mains, sans les mains ! N'y insérez que vos pouces pour libérer vos mains plus vite en cas de déséquilibre.

 

Remplir son sac à dos correctement ou la Mary Poppins attitude :


On pourrait avoir tendance à remplir son sac  en mettant le plus lourd et résistant au fond pour terminer par le plus léger et le plus fragile. C’est une bonne idée si on accepte de devoir vider son sac 10 fois par jour pour chercher un objet très pratique mais que l’on jugeait suffisamment résistant pour supporter le poids de nos affaires. Ou bien si on a envie de tester la sensation d’avoir quelqu’un qui s’accroche à nos épaules pour nous tirer vers le bas à chaque pas.

Il faut donc veiller à bien répartir le poids dans tout le sac en suivant une technique éculée pour ne pas être tiré vers l'arrière. Pour avoir un bon équilibre au cours de la marche tout en conservant une bonne liberté de mouvement, l’astuce est de placer les articles pesants près de votre centre de gravité (milieu du dos). Avoir une démarche raide comme un robot ça peut faire fureur dans une boite de nuit geek mais en pleine nature ça n’épatera personne. Sauf les randonneurs qui compatirons sur vos futures douleurs.

Voici donc le procédé à suivre. C’est très simple même si au premier abord on peut se demander comment ça se met en place concrètement.

Dans le bas du sac à dos : Matériels légers tels qu'un sac de couchage.
Dans le milieu (région du dos et plaqué le plus possible contre vous) : Matériels lourds tels que l'eau, les aliments (réchaud, nourriture...), la tente, etc. Placez un matelas de sol ou une laine polaire contre votre dos pour protéger votre colonne vertébrale des objets pointus. Si vous utilisez une poche à eau, placez-la dans le logement prévu ou le long du dos.
Sur le dessus et le devant : Matériels de poids moyen ou volumineux. Au-dessus du sac et/ou dans les poches mettez le matériel de la journée : lampe, lunettes, crème solaire, carte, papiers, veste polaire et/ou veste imper respirant. Ce sont là des objets qui pourront vous servir 10 fois par jour.

Quant au poids du sac à dos, d’un point de vue confort et pratique c’est mieux qu’il ne dépasse pas les 15 à 20% de votre poids. Ce n’est pas une règle fondamentale mais idéalement il vaut mieux éviter de dépasser les 12-13 kg. Plus, ça devient vite lourd dans tous les sens du terme. Même en étant un solide rugbyman de 120kg, cette règle des 20% ne doit pas vous inciter à prendre jusqu’à 30kg !
Car n'oubliez-pas que si en début de journée le sac peut sembler assez léger et supportable, il faudra néanmoins le porter plusieurs heures et parfois sur des terrains difficiles. Et alors, avec la fatigue, le  sac si léger du début deviendra très vite pesant…

Outre la répartition du poids assurant confort et sécurité de marche, l'aspect fonctionnel de l'organisation du sac est primordial. Pour une randonnée à la journée, les vêtements de rechanges sont rangés au fond du sac, la gourde, les barres céréales, casquette et crème solaire (ou gants), resteront aisément accessible. De même, les outils d'orientation (carte, boussole,...) sont à portée de main, les objets précieux, papiers argent sont protégés dans la pochette intérieure du rabat du sac.

Normalement sur votre sac vous trouverez des sangles de compression, servez-vous en pour maintenir le poids du sac à dos près de votre corps et empêcher le matériel de se déplacer. Ca vous rendra la marche plus facile et tranquille car quoi de plus désagréable que de marcher en sentant tout bouger dans son sac et craindre des dégâts

Et surtout ! Surtout ne pas faire comme Mr Bean !




mercredi 4 juillet 2012


J-22 : Petit conte d'Islande.

 Les yeux des chats


Vous voudriez bien savoir, n'est-ce pas, pourquoi les yeux des chats luisent la nuit ? Eh bien ! écoutez attentivement cette histoire.
La lune, ronde comme un ballon et qui passe pour une bonne fille, s'y entendait comme pas une pour plaisanter et jouer à colin-maillard avec les autres habitants du ciel. Mais elle était ce soir-là, de fort méchante humeur. Bouche amère, nez enflé et rougi, comme si elle avait attrapé le rhume de cerveau d'un géant, le front creusé de profondes rides qui trahissaient son irritation, elle regardait la terre d'un œil sombre.
Elle vint à passer devant la porte du Paradis. Saint Pierre était assis sur un banc et jouissait de cette douce nuit d'été. Quand la lune se montra, il était en train de tirer de sa pipe des volutes de fumée qu'il soufflait au nez des étoiles. « Mais qu'as-tu donc, chère amie ? demanda le portier du ciel en
voyant le visage hargneux de la voyageuse nocturne; on dirait que tu as mangé une bonne douzaine de pommes acides. »
« Pardon, dit la lune en s'asseyant à côté de Saint Pierre, je n'ai pas croqué de pommes sauvages!» Et toussotant pour s'éclaircir la voix, elle ajouta: « C'est si ennuyeux, vois-tu, de parcourir le ciel chaque nuit. Et je me sens parfaitement inutile. Au Paradis, je compte pour si peu. Une vieille femme comme moi n'a aucune perspective d'avenir. Et en bas, chez les humains, tous dorment derrière leurs volets clos. On dirait qu'ils craignent que je leur dérobe quelque chose. Me prennent-ils pour une voleuse ?
Je te le répète, j'erre sans raison à travers l'espace et le bon Dieu devrait bien me dispenser de cette corvée... »


Saint Pierre passa sa main dans sa barbe en se demandant ce qu'il y avait de vrai dans les récriminations de la lune. « Hum! dit-il enfin, je ne permettrai jamais que tu t'adonnes à la paresse. Mais, pour cette nuit, je veux bien faire une exception. Je vais te procurer des habits, des souliers et un bâton de pèlerin. Descends chez les hommes, guigne de-ci de-là dans les maisons, écoute ce qui se dit dans les chambres et tu sauras ce que les gens pensent de toi. »
Ce n'est pas sans peine que la lune, arrivée au bord du ciel, parvint à enjamber les montagnes. Par instant, elle restait suspendue à une aiguille de glace qui accrochait son habit au passage, et ses membres grêles se fatiguaient à supporter son énorme tête. Quand elle franchit enfin la porte d'une ville, elle trébucha et un mâtin qui rôdait par là l'accueillit avec des aboiements furieux: waouh, waouh... « Cela commence bien! » pensa la lune. En effet, une deuxième aventure lui advint aussitôt. Dans une basse-cour, située entre deux maisons, un malandrin tapi dans l'ombre, et qui venait d'attacher le bec des poules pour les empêcher de piailler, s'apprêtait à emporter son butin emplumé. « Nous verrons bien! » se dit la lune qui, indignée, entra dans la cour et inonda le voleur de sa vive lumière. Mais le malfaiteur ne s'effraya pas pour si peu. Il tenta de saisir la lune par le cou et, n'y parvenant pas, il lui décocha cependant quelques bons coups de poing avant de s'enfuir les mains vides. La pauvre en fut toute endolorie, mais elle se félicita d'avoir empêché un larcin.



La lune, avant de vivre sa troisième aventure, s'arrêta devant la porte d'une chambrette et, collant l'oreille au trou de la serrure, écouta un enfant malade qui faisait sa prière : « Bon Dieu, disait-il, envoie-moi la lune afin que je puisse m'endormir sous sa garde ! » A côté, dans une chambre voisine, un vieillard gémissait : « Oh! si seulement la lune, mon amie d'enfance, pouvait venir me consoler de mes misères ! » Emue, la visiteuse apparut en même temps aux deux malheureux. Montrant une de ses faces au vieil homme et l'autre à l'enfant, elle leur parla gentiment et les réconforta.
La même maison possédait une mansarde occupée par une vieille femme qui nourrissait une armée de chats. Ces bêtes faisaient toute sa joie. Quand la lune poussa brusquement la porte, les animaux, aveuglés par la lumière, se précipitèrent sur elle comme un éclair, miaulant, soufflant et la griffant au visage, si bien que la pauvre lune tomba à genoux et demanda grâce.
La femme dit alors : « Ma chère lune, j'ai bien peur pour toi... Mais si tu fais un présent à mes chats, tu seras délivrée de leurs griffes. Offre-leur donc à chacun un peu de ta lumière et mets-la dans leurs yeux afin que ceux-ci brillent dans l'obscurité. » La lune n'avait d'autre moyen, pour sauver sa vie, que de répondre favorablement et sur-le-champ à cette demande. « De la lumière, dit-elle, mais j'en ai à revendre ! C'est pourquoi il ne me coûtera guère d'en abandonner une étincelle dans les yeux de chacun de tes chats. » Et elle s'exécuta aussitôt. Alors les félins rentrèrent leurs griffes et s*assirent gentiment autour d'elle. Avançant patte de velours, quelques-uns la caressèrent doucement ; d'autres léchèrent ses blessures avec leur petite langue rose, ou agitèrent la queue comme un éventail pour lui donner un peu d'air frais.
C'est depuis ce moment-là que les yeux des chats luisent dans l'obscurité. Et la lune, convaincue enfin de son utilité, cessa de se plaindre et reprit sa ronde infatigable et vagabonde au firmament.

lundi 2 juillet 2012


J-24 : L'importance de son inventaire.


Partir en voyage c’est devoir prévoir ce que l’on va emporter, un peu comme dans un jeu style Diablo 3 dans lequel tu as intérêt à prévoir de quoi ne pas avoir l'air idiot devant Baal et ses sbires. Ce qui prend beaucoup de temps et provoque de nombreuses hésitations. Bien souvent on change d’avis plusieurs fois pour un objet et si parfois le doute est source de sécurité, dans le cas présent il donne l’assurance que l’objet ne sera pas si indispensable que cela.

Pour moi il y a 3 questions qui me permettent de ne pas me tromper : "Est ce que cet objet va m'être absolument indispensable lors du trek ?" "Est ce que cet objet ne fait pas double emploi avec un autre ?" "Est ce que je dois emporter cela pour ma sécurité en cas d'imprévu (intempéries, blessure...) ?

Ça peut paraitre bête comme ça mais bien que paraissant allant de soi, si on ne se pose pas ces questions on ne pourra pas y répondre ! Alors n’hésitez pas. Il en va de l’organisation future de votre sac et donc du bon déroulement de l’ensemble de votre voyage car comme le dit ce vieux proverbe : « qui veut aller loin ménage sa monture ». Et dans le rôle de la monture il y a : vous.

Vous auriez tort de ne pas être trop prudent, souvenez-vous il y a quelques mois lorsque l’ Eyjafjallajökull est devenu fou et perturba l’ensemble de l’Europe ? C’était très joli mais fort peu pratique pour les gens coincés sur l’île pendant plusieurs semaines. Car l’Islande est une île imprévisible fort éloignée du Continent… où le niveau de vie est très élevé
.





Sans être excessivement alarmiste c'est important de se souvenir que la Nature est maitresse sur l'île.
Voici donc ma liste. Elle est surement trop grande mais à 1 mois du départ ce sont les objets qui me semblent importants et qui feront l’objet d’un dernier tri au moment de l’empaquetage.


Checking List


Équipement :
ð       Tente
ð       Sac de couchage / oreiller /Matelas
ð       Sac à dos de rando
ð       Bâton de marche 3 brins (brins plus petit possible)
ð       Jumelle
ð       Boussole/GPS
ð       Lunettes
ð       Cartes
ð       Couverture de survie
ð       Lampe dynamo / lanterne
ð       Lampe frontale
ð       Couteau suisse
ð       Briquet + allumette
ð       Gourde / thermos
ð      

Vêtements :
ð       Chaussure + journal papier pour absorber humidité le soir
ð       Surpantalon anti-pluie
ð      Coupe-vent
ð       2 pantalons de rando (si possible faisant aussi bermuda)
ð       1 chemise de rando
ð       2 t-shirt
ð       2 sweats
ð       3 paires de chaussettes rando anti ampoule
ð       1 paire de chaussette pour la nuit
ð       3 sous-vêtements
ð       Tong + maillot de bain
ð       Gants + bonnet
ð       Chèche
ð      

Hygiène :
ð       Gants nettoyage sans eau Lingettes
ð       Serviette éponge spéciale voyage
ð       PQ biodégradable
ð       Produit anti moustique
ð       Savon de Marseille (pour douche et lessive)
ð       Gel hydroalcolique
ð      

ð       Trousse de secours :
ð       Anti douleur
ð       Problème d’estomac/digestion
ð       Crème réparatrice
ð       Pastille purification eau
ð       Vitamine (Vit C)
ð       Pansements /Bandage /Sparadrap
ð       Fil et aiguille
ð      

Multimedia :
ð       Téléphone et chargeurs
ð       APN + chargeurs + piles
ð       Trépied
ð       Cartes mémoires de secours
ð       Ordinateur et chargeurs
ð       Chargeur solaire pour pile et téléphone
ð       Jeu de cartes + livres + guides
ð      

Bien-être :
ð       Nourriture lyophilisés
ð       Barres énergétique
ð       Lait en poudre pour bébé
ð       Fromage emballé
ð       Chocolat
ð       Sucre /Miel
ð       Boules Quies
ð       Lunettes de sommeil car il fait encore jour à 1h du mat
ð      

Rangement :
ð       1 sac en plastique pour le linge sale
ð       1 sac en coton pour ranger les vêtements propres
ð       1 sac en plastique pour les produits liquides
ð       1 sac à dos complémentaire (petite taille)
ð       2 sacs-poubelle grande taille
ð       Sachets zip
ð